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Fermeture d’une grande discothèque de Paris

le samedi soir au niveau du 188 bis rue de Rivoli à Paris. A l'intérieur de la discothèque, des magnums de champagnes sabrés sous le feu des néons roses. C'est bientôt la fin d'une époque pour le monde de la nuit parisienne. Le VIP Room va fermer ses portes, annonce son directeur Jean Roch, sur son compte Instagram, après plus de deux mois de fermeture administrative liée à l'épidémie de Coronavirus. L'une des figures du monde de la nuit met en avant les "contraintes économiques et administratives" et plusieurs périodes difficiles qui portent finalement un coup fatal à son établissement.

Des périodes compliquées

"Depuis cinq ans, nous subissons de plein fouet les conséquences des attentats, des manifestations des "Gilets jaunes" et maintenant du Covid-19. Notre métier n'est pas aidé à Paris", a dénoncé Jean Roch, "c'est terminé, j'ai mis le fond de commerce en vente". Celui qui est aussi  DJ et gérant de plusieurs autres discothèques, notamment à Saint-Tropez, juge que "Paris n'est plus une fête".

Au fil des années, son établissement parisien situé en face du jardin des Tuileries, qui a été pendant longtemps le repère des noctambules parisiens, a enchaîné les difficultés, avec un redressement judiciaire notamment en 2009, et il a perdu sa clientèle au profit de boîtes de nuit plus abordables. D'après Jean Roch, le VIP Room n'a pas été accompagné par le gouvernement pendant le confinement, en dehors du chômage partiel pour la cinquantaine d'employés.

Cette fermeture pose "aussi la question aujourd'hui du modèle économique de certains établissements de nuit", a réagi de son côté Frédéric Hocquard, maire-adjoint de Paris en charge de la vie nocturne.


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